Venez-vous amuser dans le royaume de Fiore! dans quel camp allez-vous être? guilde légale ou illégale?
 
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 La fin d'une quête

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Alessia Lochlainn

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MessageSujet: La fin d'une quête   Dim 6 Mai - 7:10

Rappel du premier message :



Déjà l'après midi ? Aly n'avait pas vu le temps passé, le ménage dans la boutique était toujours compliqué, entre les bracelets qui fuyaient le plumeau et les autres qui s'amusaient à remettre de la poussière partout. Avaient-ils vraiment sa psyché ? C'était impossible qu'elle soit aussi dissipée et joueuse. Mais elle y était finalement arrivée, prenant un peu sur son temps de repas pour finalement se servir un bon repas. Mais là encore la journée semblait l'avoir épuisée, aussi bien physiquement que moralement. Jouant avec le ruban autour de son cou elle le détacha doucement pour le laisser tomber au sol. Celui ci se stoppa à quelques centimètre du parquet pour faire exploser des dizaines de liens de sang, formant peu à peu une silouhette. Un gamin aux grands yeux apparut devant elle, la regardant un instant, ses cheveux mi long passant devant ses yeux il finit par s'approcher pour la prendre dans ses bras.

- Ah lala... Tu es encore triste toi ?

Fit-il d'une voix douce. Aly se remit à sourire avec mélancolie, se penchant vers lui pour le serrer contre elle un instant avant de se redresser. Elle lui demanda ce qu'il aimerait manger aujourd'hui, mettant son tablier tranquillement. Le jeune garçon la regarda un instant, réffléchissant avant de décrèter qu'il voudrait bien une glace. Alessia se mit à rire avec joie, décidement ce n'était pas un plat ça, elle lui promit alors ce dessert, mais en attendant, ce serait du poisson avec du riz. Le petit semblait ravis, s'asseillant à table et nouant sa serviette à sa gorge. La fenêtre ouverte laissait la fumée de cuisson s'éloigner dans le vent, une délicieuse odeur de poisson grillé au épices venant se mêler au parfum ambiant de la cité. Elle déposa une assiète face au gamin, déposant également un léger baisé sur son front en lui souhaitant un bon appétit. Ils mangèrent ainsi, parlant de tout et de rien, riant parfois avant de terminer leur repas. Elle ne pouvait pas le révoquer imédiatement, après tout il avait un système digestif humain lui, il faudrait attendre deux heures. Mais qu'importe, elle reprendrait son travail, et lui jouerait dans l'arrière boutique.

Déscendant les marches, elle l'installa dans la petite pièce adjacente, son plan de travail dégagé devenant un petit bureau aux crayons de couleurs irisés. Elle ouvrit la boutique, regardant au dehors le temps qu'il faisait. Hun... Il faisait beau mais trop chaud, elle n'aurait pas grand monde, tant pis, elle resterait avec cet enfant encore un peu. Elle était rentrée il y a peu de son épopée à Iceberg, pourtant elle n'avait pas pris le temps de se reposer, à croire que pour ne pas penser à ses problèmes elle ne pouvait pas se passer de travailler et de bouger. A vrai dire, elle se préparait à nouveau à partir, Corwin lui avait dit qu'un jeune homme était passé par sa ville natale, il y avait peut-être encore de l'espoir. Sa quête reprenait, mais elle ne pouvait pas soudainement disparaitre de la circulation ainsi, elle devait prévenir ses habitués et tous les gens qui pourraient la chercher un jour ou l'autre. Elle devait aussi penser à prévenir Devil et Freya, ils pourraient s'inquiéter, ou peut-être voudraient-ils l'accompagner ? Pour cette fois elle n'aurait pas de marchandise, elle n'avait donc pas besoin de gardes du corps mais bon, une sortie entre amis était toujours sympatique, même pour elle.

Revenant vers le gamin elle le trouva en train de dessiner un square, magnifique, elle le complimenta et récolta un sourire ravis, deux gamins se tenant la main devant un bac à sable.

- Je ne sais pas faire tes cheveux... C'est pas facile sur une feuille blanche.

Répondit-il en gribouillant des cheveux gris à la demoiselle en robe bleue sur son dessin. Alessia rala un peu, se plaignant gentiment qu'elle n'était pas assez vieille pour avoir des cheveux gris mais celui ci lui tira la langue d'un air taquin, répliquant que les cheveux blancs comme les siens ne faisaient pas vraiment plus jeune.

C'est alors que la clochette d'entrée tinta, les coupant dans la discution. Alessia lui fit signe de ne pas faire de bruit et déposa un nouveau baisé sur sa chevelure, sortant enfin de l'arrière salle, plein sourire comme toujours. Un jeune homme venait d'entrer, quelqu'un qu'elle n'avait encore jamais vu en ville, sans doute un touriste qui avait peut-être entendu parlé de ses créations, elle était très réputée pour les cadeaux rafinés pour les jeunes femmes.

- Bonjour, bienvenue, que puis-je pour vous ?

Demanda-t-elle en posant les mains sur le comptoir.




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Shannon Valchera

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MessageSujet: Re: La fin d'une quête   Jeu 31 Mai - 14:49





Comment est-il possible que dans une si petite boutique il y ait autant de monde ? La clientèle ne cesse d'affluer au rythme des minutes qui passent. À peine une personne est-elle servit et partie qu'une autre vient prendre la relève sans laisser une seule seconde de répits. Comment se fait-il que je me retrouve à jouer le rôle du vendeur ? Tout ça à cause d'un petit sourire et d'un regard provocateur d'un vulgaire gamin qui n'a rien d'humain. Un petit être créé par la magie qui use de sa bouille angélique et enfantine pour réveiller chez les jeunes demoiselles leurs côtés maternels afin de les inciter à venir vers lui et a repartir avec un objet quelconque pour la simple joie de le voir sourire. Il sait y faire le garnement, ce n'est pas un débutant dans l'art de jouer la comédie. Mais il faut qu'il sache une chose, dans ce domaine là il n'est pas le seul à savoir bien se débrouiller. Depuis ma naissance je ne cesse de me cacher derrière un masque pour ne pas dévoiler mes origines, rare sont les personnes qui les connaissent. Le voir ainsi jouer de son innocence pour attirer les petites âmes en proie d'affection a été pour moi une véritable provocation en duel que je n'ai malheureusement pas pu refuser. À cause de mon instinct un peu trop joueur je me suis retrouvé dans une situation quelque peu délicate étant donné que je ne connaissais absolument rien de la boutique à part les faibles explications que j'ai pu avoir la veille. Je ne le cache pas, j'ai eu du mal au début et j'ai même par moment eu besoin de l'aide du petit pour répondre aux besoins de la cliente. Parce que oui, la plus part des personnes qui viennent et qui repartent sont des femmes, allez donc savoir pourquoi.

Bien vite j'ai commencé à prendre le rythme, oubliant même la raison principale de ma participation à cette course de vente. Le petit court un peu partout et je peux voir sur son visage un merveilleux sourire, il a l'air d'être heureux. Est-ce ma présence qui fait ça ? J'en doute fortement, je suis plus d'envie à dire que c'est parce que la boutique marche bien et qu'il s'amuse de voir autant de monde, sachant que sa créatrice peut compter sur lui. D'une certainement manière ça me fais plaisir à moi aussi de le voir ainsi, c'est tout de même mieux que son comportement de la veille, bien que j'ai apprécié de le voir jaloux. De mon côté je n'ai moi non plus pas de temps à moi, accueillant les jeunes femmes avec un magnifique sourire charmeur sur les lèvres et répondant à leurs attentes du mieux que je peux avec des phrases enjôleuses pour pallier mon manque de connaissance concernant les articles de la boutique. Alors que je montre à l'une des clientes un petit collier qui par une impulsion du bout du doigt sur son cœur laisse échapper une douce odeur de fleur, mon nom prononcé par une voix étrangement familière vient faire écho à mes oreilles. Je me suis retourné par réflexe en direction de la source, reconnaissant qu'il ne s'agit tout simplement que de la propriétaire des lieux. À en voir sa tête, elle vient de se réveiller, que se soit par rapport à la nuit qu'elle vient de passer que face à ce qui se passe. Elle ne devait certainement pas s'attendre à me voir donner un coup de main au gamin et encore moins nous voir nous entendre, ou bien peut-être avait-elle oublié que j'étais là. Je ne saurai le dire exactement, le temps l'a bien changée.

Tout comme moi le petit s'est tourné vers elle, ne sachant pas vraiment à qui elle s'adressait. C'est bien là le plus grand problème, être deux à porter le même nom n'est pas chose facile, ça porte à confusion. J'ose croire que c'est moi qu'elle appelait, sans pour autant en être parfaitement sûr. Elle ne resta pas bien longtemps dans la pièce, faisant marche arrière sous nos yeux pour disparaître. C'est d'un même regard que nous nous sommes regardés le petit et moi, nous demandant bien ce qui peut bien lui arriver. Il doit certainement en savoir d'avantage que moi étant donné qu'il fait parti d'elle, mais à le voir, actuellement il n'a pas l'air de tout comprendre. Ne pouvant pas trop laisser la boutique à un débutant tel que moi, je l'ai vu m'adresser un petit signe de la tête pour me dire d'aller rejoindre la belle et voir ce qu'elle a. Pour qui il se prend ce morveux, je n'ai pas besoin de lui pour savoir ce que j'ai à faire, je n'ai nullement besoin de son autorisation pour aller la voir. Je termine alors ma petite affaire, histoire de ne pas laisser ma cliente en plan avant de rendre mon tablier et passer de l'autre côté du comptoir, tapotant au passage sur l'épaule de mon collègue avec ma main gauche. Il ne me faut pas beaucoup de temps pour monter à l'étage et franchir la porte qui me mène à l'intérieur sur la pointe des pieds. La furtivité est un art dans lequel j'exerce tout particulièrement, étant assez joueur par nature il me faut parfois être le plus discret et silencieux possible. C'est donc avec cette habitude-là que je pénètre le plus doucement qui soit dans le foyer de la belle Alessia en regardant un peu partout pour voir où elle se cache. L’appeler  pour qu'elle sorte de sa cachette ? Ça existe ? Ah bon?! Se serait bien trop facile et pas du tout amusant que ça ne me vient même pas à l'esprit de le faire, du moins pour l'instant.

Le jeu du chat et de la souris fait partie de mes passes-temps favoris vous savez. Dommage que là, ce jeu ne dure pas bien longtemps. Le simple fait de m'approcher de la porte du salon me suffit pour sentir son odeur, à la fois amer à cause du café et vaporeuse à cause de sa nuit de sommeil. Un petit parfum de fleur vient toutefois s'y mélanger, rendant le tout bien plus agréable et reconnaissable. Je passe alors la tête pour jeter un rapide coup d’œil sur l'ensemble de la pièce pour l’apercevoir, un fin sourire se dessina sur mes lèvres lorsque je la vis allongée sur le canapé où j'ai dormi, elle avait la tête enfouit dans « mon » oreiller. Au cour de mes aventures, j'ai apprit à étudier le comportement des gens, que se soit dans leurs réactions que leurs manières de penser. Quand je la vois dans cette position, deux suppositions me viennent à l'esprit. La première serait qu'elle soit trop fatiguée pour faire un pas de plus tandis que la deuxième pousse dans le vice et flatte mon ego: Elle sent mon odeur pour se rassurer, se calmer et retrouver ses esprits. Laquelle des deux est vrai ? Mystère. Pour ma part, je me contente de me redresser et de passer le seuil de la porte sans pour autant m'en éloigner d'avantage, prenant au contraire appuie contre son mur en croisant les bras. Le tout étant fait dans le plus grand des silences, faisant de sorte qu'elle ne me détecte pas de trop, ne serait-ce avec son ouïe. Ce n'est qu'après quelques secondes que je me décide à annoncer ma présence en l'interpellant.

-Pas très matinale à ce que je vois. Lui dis-je avec un petit sourire aux lèvres et d'une voix sereine. Doucement je me décolle du mur et me rapproche d'elle à pas de loup, me glissant derrière le canapé pour me pencher par dessus son dossier et poser mon regard sur la belle et tendre belle au bois dormant. Dans un petit sourire sournois j'entrouvre mes lèvres pour ne laisser qu'un petit murmure s'échapper à l'attention de l'une de ses oreilles. -Mon parfum est-il a ton goût ?






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Alessia Lochlainn

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MessageSujet: Re: La fin d'une quête   Lun 4 Juin - 10:47



Au fin fond de ses pensées, la jeune Alessia ne pouvait empêcher son esprit de divaguer malgré la paix qui commençait à faire effet. La voila donc le visage enfouit dans une mer de parfums incrustée subtilement dans ce tissus. Elle pouvait y respirer doucement des effluves sucrées, ambrées, musquée, les odeurs d'un jeune homme. Tiens ? Cela ne lui rappelait pas vraiment Shannon, quand elle l'avait connu il avait plutôt un parfum de pêche et d'amandes, là ce quelle avait dans le nez, c'était plutôt une odeur subtile, très mélangée, à la fois inquiétante et enivrante, douce et sauvage. Elle sentit un frisson lui parcourir l'échine, pareille à un courant d'air vicieux qui venait de pénétrer ses appartements. Brrrr, ce n'était sans doute pas le parfum qui lui faisait cela, non, le parfum était dans son nez, pas dans son dos, mais il fallait avouer que c'était une étrange coïncidence. Fermant les yeux un instant elle poussa un léger soupir étouffé par le moelleux du duvet d'oie. Comment avait-elle pu oublier les événements de la veille.. Remarquez elle serait capable d'oublier son propre prénom sans caféine. Mais enfin, comment avait-elle réussit à zapper ce qui avait retourné toute sa journée, sa soirée. Hum... Une raison ? L'envie de continuer à le voir et faire comme si chaque jour elle ne se rappelait plus ? Devoir recommencer les discutions pour qu'il veuille bien rester ? Absurde, son cerveau n'était pas assez malin pour faire une telle stratégie dans son dos. Et puis... C'était Shannon... Depuis quand était-elle capable de le retenir ? Même toute petite, elle se souvenait qu'il ne faisait presque que ce que bon lui semblait, il s'était même acoquiné avec le petit moineau pleurnichard qu'elle était d'antan... Alors qu'aucun autre ne pouvait la supporter plus de quelques instants, du moins c'est ce dont elle se souvenait. Peut-être devrait-elle se décider à lui parler maintenant que le café et le parfum avaient fait effet ? Ou allait-elle rester enfermée dans ce salon encore longtemps ? Il ne fallait pas qu'elle se renferme encore, il allait finir par se lasser. Elle poussa un nouveau soupir en rougissant. Oui mais par où commencer ? Elle s'était toujours figuré qu'elle serait face au petit garçon d'avant et voila que c'est un beau jeune homme qui se pointe... Non non non elle n'y était pas préparée. Rien ne correspondait aux scénarios qu'elle avait préparés dans sa tête, aucun, et ça la rendait folle de panique.

Une voix taquine vint lui chatouiller les oreilles. Elle ? Pas matinale ? C'était le moins qu'on pouvait dire... Elle poussa un petit couinement en réponse à la voix qui venait sans doute de son esprit. Attendez un instant... Cette voix... Elle l'avait entendue pas plus tard que la veille... Non... Que tout à l'heure. Se redressant d'un coup, elle tomba nez à nez avec le jeune homme qui s'était penché au dessus du canapé pour à nouveau venir la taquiner de son sourire. Arg... Elle prit soudain une teinte rouge pivoine, il était si proche et en un instant son petit cœur ne savait plus danser, accélérant, ralentissant, se trompant de pas... Elle ferma les yeux une seconde avant de se redresser.

- P... Pas du tout à quoi penses tu ? Je me demandais juste si l'oreiller était confortable et si tu avais donc pu passé une bonne nuit... Enfin si vous aviez passé une bonne nuit... Enfin...


Zut, voila qu'elle se mélangeait les pinceaux. Elle rougit encore plus en s'écoutant parler, allons allons, un peu de sang froid Aly. Elle s'assit doucement sur le canapé, poussant un soupir et baissant la tête pour regarder ses mains. Hum... Elle l'avait serrée contre elle la veille, pourquoi était-elle incapable d'encore se décider sur l'attitude à avoir ? Faire un choix. C'était pas évident, avant elle se laissait toujours guider par ses émotions.

- Je... Je crois que je suis prête pour qu'on parle...

Finit-elle par murmurer, une boule se nouant à son estomac, ou peut-être était-ce la faim, après tout elle n'avait pas mangé ce matin. Mais elle n'avait pas envie de se sentir encore à l'étroit dans ce corps, elle ne supporterais pas un petit déjeuné tendu et silencieux comme si une ombre planait au dessus de leur tête. Posant sa main sur le canapé à coté d'elle, elle l'y laissa rebondir en tournant la tête légèrement.

- Venez... Enfin... Viens t'assoir je t'en prie.

Fit-elle, les yeux dans le vague pour le coup comme une vraie aveugle. Elle le laissa s'installer, le temps qu'il fallait en évitant de croiser son regard. Elle laissa écouler une poignée de seconde, réfléchissant à comment gérer la situation. Le stress, la peur, l'appréhension, jamais elle n'avait eut autant envie de prendre ses jambes à son coup... Enfin si une fois. Sa voix quasiment éteinte murmura à nouveau.

- A... Avant tout, je voulais que tu saches que je suis... Enfin que je suis très heureuse qu'on se soit retrouvés... Et que... Tu seras toujours le bienvenue ici même si... Même si parfois je me mets en colère.

Elle rougissait un peu plus. Plus rouge que rouge ? C'est possible ça ? Et bien apparemment. Elle déglutit avec difficulté avant de demander enfin.

- Dis moi, je voulais savoir. Le jour te ta disparition... pourquoi ne m'a tu rien dit, pas même laissé un mot ?

Demanda-t-elle enfin, un brouillard épais enveloppait leur histoire, il était temps de le lever mais au final, elle avait peur de ce qu'il pouvait bien cacher.



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Shannon Valchera

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MessageSujet: Re: La fin d'une quête   Mar 5 Juin - 1:02





Halala, qu'elle est adorable quand elle réagit comme ça face à mes petites taquineries. Heureusement pour elle que je ne pousse pas un peu trop les choses, que je ne cherche pas à creuser une faille chez elle. Je ne le cache toutefois pas, malgré mon sourire sûr et infaillible, tout comme elle je ressens la teinte de mon visage changer et mes joues se réchauffer en un instant. Le simple fait d'avoir son visage aussi proche du miens après tant d'année me trouble légèrement, d'autant plus qu'elle n'a plus rien à voir avec la petite fille qu'elle était auparavant. Aujourd'hui c'est bien une ravissante jeune femme que j'ai en face de moi, ce qui ne m'aide en rien à me calmer. J'ai beau être joueur et taquin, je n'en reste pas moins sensible au charme féminin. La voir fermer les yeux m'aide à me ressaisir et à me relever pour lui permettre de s'asseoir sans me donner un coup de tête. Dans ses paroles je peux lire de la confusion mêlé à de l'embarras, la pauvre ne sait plus ou plutôt ne sait pas comment elle doit s'adresser à moi, jonglant entre le vouvoiement et le tutoiement. Il est vrai qu'avec le temps je suis devenu un étranger pour elle, que nous ne sommes plus comme avant et qu'il est donc compréhensible qu'elle ne sache pas comment me parler. Autrefois des amis, que sommes nous aujourd'hui ? Pour le moment, rien d'autre que des connaissances d'un lointain passé. Je penche la tête sur le côté en maintenant mon air amusé, réjouis de la réponse qu'elle vient de me donner. Ainsi donc elle s'est blottit contre mon oreiller pour tester sa douceur et savoir si j'ai passé une bonne nuit ? Quelle délicate attention de sa part qui me fait chaud au cœur et qui en même temps me laisse perplexe sur la réelle raison. Je me contente de laisser échapper de mes lèvres ce simple petit mot qui répond en général à la plus part des questions, un petit « oui » qui actuellement confirme que j'ai bien dormis. De plus, il y a une autre chose qui montre que je suis en pleine forme, il s'agit de l'agitation qu'il y a en bas. En y repensant, je me demande bien comment le gamin se débrouille avec autant de monde, le pauvre doit être en train de courir un peu partout.

L'atmosphère changea en une seconde lorsqu'elle me signala qu'elle était prête pour discuter. Alors c'est donc maintenant que nous allons mettre les choses au clair ? Il faut croire que oui. Mais est-ce vraiment nécessaire ? Enfin, faut-il vraiment que je lui parle de tout ce qui m'est arrivé depuis ma disparition jusqu'à maintenant ? Non, je ne pense pas que se soit indispensable pour le moment. Baissant la tête vers elle, je la vois tapoter à côté d'elle sur le canapé pour m'inviter à y prendre place, ce que je fis sans perdre une seconde en sentant le moment fatidique arriver au fur et a mesure que les secondes passent. Doucement et tel le félin que je suis, je contourne le canapé en cherchant du regard celui de mon amie mais en vains. Je fini par prendre place à ses côtés sans faire le moindre bruit, constatant encore une fois qu'elle ne sait toujours pas de quelle manière elle doit me faire face. À la fois proche et éloigner en même temps, j'ai beau me tenir à côté d'elle, c'est comme si elle était à des centaines de mètres de moi. Son regard m'évite, l'aura qu'elle dégage me donne une impression de distance. Tout le contraire des mots qu'elle prononce à mon attention. Sur le moment je n'ai pu me retenir de rire sur la fin de sa phrase. « Même si parfois je me mets en colère. » Voilà quelque chose d'amusant et qui détend en un rien de temps l'ambiance qui nous avions installés. Mon sérieux légendaire revint toutefois lorsqu'elle me posa l'unique question qui allait mettre un trait sur un passage assez brumeux de notre passé.

Pourquoi ne l'ai-je pas prévenu de mon départ ? C'est vrai ça, pourquoi en fait ? La réponse est toute simple en fait. C'est bien triste et complètement idiot.

-Tout simplement parce que je n'ai pas eu le temps de le faire.

Le temps, à ça oui je n'ai pas eu le temps pour lui écrire ne serait-ce qu'un simple mot, je n'en avais pas le droit. Pourtant, rien que ça aurait peut-être suffit à dissiper le brouillard qui entour la suite de son histoire. Elle ne se serait pas inquiétée pour moi, elle ne m'aurait peut-être pas recherchée pendant toutes ces années. Dans un sens, peut-être est-ce une bonne chose que je ne lui ai rien dit, ainsi nous sommes de nouveau ensemble. Il me faut malgré tout lui donner d'avantage d'explication, elle ne va pas se contenter de ça, pas après ce que nous avons endurés chacun de notre côté.

-Moi-même je ne savais pas que j'allais partir en fait. Mes parents sont venu me chercher dans ma chambre pour me dire de faire mes bagages le plus rapidement possible sans me donner la moindre explication. Je me tourne légèrement vers elle et tend mon bras pour prendre appuie sur le dossier et laisser mon visage venir se nicher dans le creux de ma main, mon regard posé sur elle. -Je voulais venir te voir tu sais, ou au moins t'écrire un message, mais je n'en ai pas eu le droit. Si ma maison a été réduite en cendre c'est parce qu'il fallait qu'ont ne laisse aucune trace de notre passage dans cette ville à part seulement des souvenirs.

Baissant un peu la tête en me rappelant de cette partie-là de mon histoire, je ressens un peu de nostalgie à la lui racontant.

-Désolé de ne pas avoir pu te prévenir de quoique se soit ni même de t'avoir donné de mes nouvelles. Disons que je n'ai pas vraiment eu beaucoup d'occasion de le faire. Tu dois certainement m'en vouloir, je me trompe ?

Bah quoi ? C'est vrai non. J'imagine qu'il lui est déjà arrivée de penser que j'étais peut-être mort et que malgré tout, elle continuait de me rechercher même si au final elle trouverait les restes de mon existence. Concernant ces occasions que je n'ai pu avoir, c'est vrai qu'elles furent assez rare. Même avec l'autre perverse je n'ai pas vraiment pu partir à sa recherche. J'étais bien trop petit à l'époque pour me souvenir totalement du nom de la ville dans laquelle je suis né. Du coup, il m'était encore plus difficile de faire parvenir un courrier à la petite. En plus, comme je peux le voir, elle n'habite plus dans cette ville depuis un bon moment. La vie n'est pas toute simplement malheureusement, un rien peut faire changer le cour de chose, tel mon arrivé dans cette ville qui perturbe le train train quotidien de la belle Alessia.

-Ça fait longtemps que tu vis ici ? Quand je suis retourné dans notre ville, c'est un vieux mendiant qui m'a mit sur ta piste. T'es devenues copine avec eux ?

Une petite question posée sur un air joueur et félin, un petit air qui rappelle l'être que j'étais il y a une dizaine d'années. Il me faut bien la taquiner un peu, je ne peux pas m'empêcher de le faire. C'est un moyen pour moi de me défendre, de détendre l'atmosphère, de relâcher un peu le stresse et la pression qui taraude mes entrailles. Bien que je ne laisse rien paraître en apparence, je n'en reste pas moins moi aussi troublé pour tout ces événements.






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Alessia Lochlainn

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MessageSujet: Re: La fin d'une quête   Lun 11 Juin - 2:15



Elle l'écouta parler, les yeux baissés, cherchant dans sa voix s'il cherchait à lui cacher des choses, s'il cherchait des excuses louches ou autres. C'est vrai, son histoire c'était un peu comme un "je ne t'ai pas rappelée parce que j'ai perdu ton numéro", partit sans même être prévenu, la maison brûlée, n'était-ce pas excessif comme excuse ? Mais pourtant il semblait bien dire la vérité, le brouillard qui l'enveloppait ne se dissiperait pas si aisément. Pourquoi n'avait-il pas eut le droit de la prévenir ? Elle ne l'aurait jamais trahis, avait-il douté d'elle ? C'était peut-être compréhensible... Elle n'était qu'une enfant, si innocente, si fragile, elle faisait confiance au premier venu qui se montrait gentil. Il avait peut-être eut raison, mais pourquoi dire "au revoir" pouvait bien le déranger ? Pas le temps, c'est vrai, mais il ne pouvait même pas imaginer ce qu'elle avait pu ressentir ce matin là en apprenant que la maison avait flambé et que rien n'avait résisté aux flammes, elle avait refusé d'aller voir ça, persuadée que si elle y allait, elle pleurerait et il n'aurait donc plus à tenir sa promesse. Elle était restée cloîtrée dans sa chambre pendant des jours, regardant vivement par la fenêtre à chaque cri d'enfant qu'elle entendait, priant pour que ça soit lui. Mais les jours passaient et son visage n'était plus là, elle reprit sa vie plus vide quelques temps après, sans doute pour ne pas dépérir.

Il finit par lui poser une question qui ne ferait rien avancer, lui en avait-elle voulu ? Elle redressa le regard en réfléchissant, s’apercevant soudain du fait qu'il avait posé son bras tout près de sa tête. Ce n'était pas que ça lui avait fait peur, mais plutôt surprise, elle qui était aux aguets avait loupé ce mouvement tant elle était prise par ses souvenirs. Elle s'apprêtait à lui répondre quand il enchaîna avec quelque chose qu'il estimait plus amusant semblait-il. Les mendiants ? Il devait parler de Corwin, comment avait-il pu le reconnaître alors que même elle n'avait pu voir qui il était ? Le petit ton taquin que Shannon avait pris lui fit froncer les sourcils.

- Copine ? Je ne pense pas que ça soit le mot, et même si ça semble t'amuser, je dirais que Corwin a été mon mentor...

Elle scruta la réaction du jeune homme avant de redétourner le regard. Elle resta silencieuse un léger instant, recommençant à jouer nerveusement avec ses doigts en hésitant à lui raconter, après tout ils en étaient aux confessions, elle aussi devrait bien lui dire une partie de sa vie, sinon ce n'était pas juste. Mais que lui dire ? Elle n'avait pas envie de moment larmoyant, de tout lui dire, alors où s'arrêtait le minimum ? Elle émit un léger son comme pour amorcer ses paroles sans y associer des mots, comme pour faire signe qu'elle allait continuer à parler afin qu'il ne s'impatiente pas. Elle finit par faire revenir ses yeux sur lui, les mots perçant enfin ses lèvres.

- Quand tu es partit, peu à peu je me suis retrouvée toute seule, d'autres sont partis aussi et moi j'essayais de vivre normalement... a peu près.

Elle fit une petite pause, se demandant s'il était seulement possible de vivre normalement après avoir perdu ses parents et son seul ami. Elle se racla la gorge et sa voix se fit moins éteinte et un peu plus vive.

- Et puis un jour mon sang a commencé à faire des siennes, j'avais mal, toujours, j'avais l'impression que j'allais mourir à chaque crise et c'est Corwin qui m'a aidé à le contrôler.

Elle lui raconta alors que finalement, il était devenu son seul contact avec la réalité depuis ce jour, n'ayant plus aucun contact avec les humains dès lors sauf pour acheter de quoi manger et vivre, sans plus. Il fut également le seul à lui redonner espoir de retrouver son ami, persuadé qu'il était toujours vivant malgré la conclusion qu'elle avait tiré. Elle lui raconta finalement que c'était lui, ce qu'il appelait mendiant, qui lui avait appris à maîtriser ses pouvoirs et lui avait donné la force de partir à sa recherche.

- Alors pendant tout ce temps, j'ai fait chaque ville pour trouver une trace de toi, si je me suis installée ici il y a un mois environs, c'était pour avoir une excuse pour partir encore plus loin, la route vers Iceberg est trop dangereuse pour que je voyage seule, et le fait d'avoir une boutique ici m'a donné une excuse valable pour être accompagnée.

Avoua-t-elle. Elle se garda bien de dire tout ce qui avait pu se passer sur la route, cela l'aurait peut-être fait rire, mis en colère, laissé indifférent, elle ne voulait pas vraiment voir ce genre de réaction pour des détails si futiles. Sa petite histoire passée, elle se racla la gorge avant de revenir en arrière.

- Et tu me demandais si je t'en voulais... Oui... Et non à la fois.

C'était assez compliqué à expliquer lui avoua-t-elle, au départ elle était brisée, sans pouvoir pleurer, elle lui en avait voulu d'être mort, elle lui en avait encore plus voulu de ne pas avoir prévenu, elle lui en avait voulu de la rendre folle. Mais en contre partie, elle se demandait s'il n'avait pas eut de bonnes raisons, et que tant qu'elle le retrouvait en bon état, elle n'avait pas à lui en vouloir s'il avait dû partir si vite, c'était bien qu'un danger rôdait, alors tant qu'il était en vie... Ce devait aller.

- Ce n'est pas vraiment à toi que j'en voulais, à moi aussi, je me disais que c'était de ma faute, que je n'avais pas su voir ça venir et surtout... je ne parvenais pas à te recréer correctement, plus ça allait, plus mes souvenirs de toi s'amincissaient, et peu à peu tu allais finir par disparaître...

Elle faisait allusion au petit, c'est vrai, physiquement ils se ressemblaient, mais plus elle le regardait plus elle voyait que ce n'était pas lui, sans mettre le doigt sur les défauts de son prototype.

- Ce n'est qu'une création, il le sait lui aussi et il sait très bien qu'il ne te ressemble même pas à dix pourcents... Mais s'il n'était pas là... Je ne sais pas si tous mes souvenirs ne se seraient pas évanouis, si j'aurais pu continué à te chercher.

En réalité si, elle s'en serait souvenu, mais très vite il n'aurait plus été qu'une identité, plus de prénom en mémoire, plus de visage, de caractère, juste une histoire avec une silhouette. La mémoire des enfants est destinée à disparaître peu à peu, et ça, Alessia aussi aurait été touchée, peut-être aurait-il mieux fallut plutôt que courir après une chimère, mais aujourd'hui il était là, peut-être n'était-elle pas devenue aussi folle qu'elle ne l'imaginait, ou peut-être l'était-elle tant devenu qu'elle ne s'en rendait même plus compte.

- Et toi ? De quoi te souviens tu de moi ?

Finit-elle par demander par pure curiosité.



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MessageSujet: Re: La fin d'une quête   Sam 23 Juin - 23:08





J'ai voulu l'interrompre un bon nombre de fois sans pour autant y parvenir, prise dans son histoire, je ne pouvais l'arrêter, de crainte de ne plus l'entendre après. Lancée comme elle l'était, l'arrêter aurait certainement mit fin à tout le reste, et ça je ne pouvais me le permettre. De la curiosité ? Bien naturellement, il est normal d'être curieux dans ce genre de situation, il est parfaitement humain de vouloir connaître le passé des autres, de savoir ce qui leur est arrivé entre le moment où ils se sont séparées et l'instant présent. La personne dont je me moquais un peu plus tôt se trouvait être comme qui dirait son « maître », il est celui qui lui a apprit à devenir une mage. Mais pas seulement ça, il l'a aidé à garder espoir en mon existence ? Pourquoi avoir fait ça ? Pourquoi avoir continué de croire en moi ? Je me le demande bien. Pour maintenir son esprit dans un certain équilibre, pour lui permettre de vivre dans la réalité ? Inutile pour moi de chercher à comprendre ce genre de chose, je ne peux pas savoir ce qui a bien pu traverser l'esprit de ce vieil homme. Tout ce que je peux dire toutefois c'est que je lui en suis reconnaissant en quelque sorte. D'une certaine manière c'est grâce à lui si je suis en face d'elle en ce moment-même. J'aurai voulu lui dire que ce n'est pas de sa faute si je ne lui ai pas dit « au revoir » ce jour-là, mais elle ne m'en laissa pas le temps, me posant même une question pour me dissuader de dire quoique se soit pour essayer de la réconforter. L'aurait-elle ressentit ? Qui sait, les femmes sont tellement mystérieuses, elles possèdent un sixième sens vraiment très intéressant. Qu'est-ce que je me souviens d'elle hein, voilà une question assez intéressante et amusante en même temps, m'arrachant même un léger sourire face aux images que j'ai au fond de ma mémoire. Restant dans la même position, mon bras en appuis sur le dossier du canapé et mon visage niché dans le creux de ma main, je relève les yeux vers mon elle en cachant la silhouette que prennent mes lèvres.

-Je me souviens d'une petite pleurnicheuse qui avait tendance de toujours s'attirer des ennuies où qu'elle aille. Je constate que ça à un peu changé aujourd'hui, du moins pour l'instant.

Il faut bien l'avouer, nos retrouvailles de la veille ne furent pas des plus tranquilles, j'ai bien faillit me faire embrocher par l'un des articles de sa boutique alors que je n'avais rien fait. Souriant encore plus qu'avant après lui avoir annoncé ceci, je penche la tête sur le côté tout en ne la quittant pas des yeux pour reprendre sur un ton un peu plus joueur et joyeux :

-J'ai aussi envie de dire que je me souviens également d'une petite machine à câlin et pleine de vie. Mais j'imagine que les souvenirs que j'ai de toi ne sont pas les choses que tu veux savoir je me trompe ?

Dis-je en plissant faiblement les yeux comme pour rendre mon interrogation plus perçante, cherchant à rendre mon interprétation de sa propre question et de son comportement plus précis et réaliste. Tel un chat je ne laisse passer aucun détail, mon instinct de prédateur m'oblige à toujours être vigilant et à tout analyser. De plus, il ne s'agit pour moi que d'une simple excuse pour en aller un peu plus loin dans mon histoire. Elle a prit la peine de me faire un résumer de ce qui lui est arrivée, il est tout à fait normal que j'en fasse de même de mon côté pour lui éviter d'y venir plus tard. Fermant alors un court instant les yeux pour pousser un profond soupir, lui annonçant que je vais poursuivre. Le ton de ma voix se montre légèrement plus faible qu'avant, ne montrant pas pour autant un quelconque malaise ou quoique se soit dans le genre, je finis donc pour rouvrir mes yeux sur elle.

-Comme tu peux le voir, j'ai moi aussi fait mon bout de chemin, quelque mois après avoir quitté la ville, j'ai perdu mes parents à cause d'un genre de groupe de mercenaire ou je ne sais quoi. Je marque une courte pause le temps de voir une réaction parmi tant d'autre de sa part face à la révélation que je viens de lui faire. Pas mal de chose me sont arrivé, mais si je suis là aujourd'hui, c'est grâce à une personne qui est venu à mon secours. Je lui dois la vie mais également bien plus, si je suis devenu un mage c'est parce qu'elle est devenue mon maître.

Là encore je la fixe sans trop le montrer. Tout comme elle j'ai moi aussi eut quelqu'un à mes côtés pour m'apprendre à utiliser la magie. Je suis curieux de voir comme elle va réagir en apprenant cela. Indifférente ? Gênée ? En colère ? Peut-être rien de tout ça. Elle qui m'a temps rechercher doit certainement être heureuse de savoir que pendant tout ce temps je n'ai pas été tout seul.

-J'ai voyagé en sa compagnie pendant de longues années, mais actuellement, ça va faire un peu plus d'un an que je ne l'ai pas revu, nous nous sommes séparés pour que je puisse mener ma propre quête: Toi.

Lui annonçais-je avec un large sourire aux lèvres et un timbre qui me correspond bien mieux que les autres. Doucement et délicatement, mon bras s'appuie d'avantage sur la matière du canapé alors que lentement je me rapproche d'elle en gardant mes pupilles saphir plongées dans la couleur des siennes, tendant mon autre main vers son visage pour l'effleurer du bout de mes doigts avec la plus grande tendresse qui soit.

-Ce n'est toutefois que la première partie de ma quête que je viens d'accomplir...

La seconde étant la promesse que je lui ai faite.







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MessageSujet: Re: La fin d'une quête   Mer 4 Juil - 3:32



Les premiers mots qu'il prononça ramenèrent Alessia longtemps en arrière, elle qui voulait croire qu'elle était une terreur des bac à sable avec lui, voila qu'il lui jetait l'horrible vérité de son enfantillage au visage, à vrai dire, elle avait honte, d'avoir oublié d'une part, mais également que lui s'en souvienne. Oui c'était une pleureuse, mais il n'aurait pas pu se souvenir d'autre chose que de cela ? Hum... Après réflexion non pas vraiment, elle passait réellement tout son temps à chouiner. Quelle mémoire cruelle se disait elle en son fort intérieur, sa mine boudeuse articulant sans le moindre son les mots "Je suis pas une pleurnicheuse" alors que son regard cherchait à éviter les yeux taquins de son ami d'enfance.

Mais alors qu'il la rassurait en lui disait que ce semblait avoir changé, il enchaina avec une remarque qui la mit encore plus mal à l'aise. Elle ? Une machine à câlin ? Oh non... Ça par contre elle lui avait montré que ça avait un peu moins changé, et s'il la voyait toujours comme ça, alors qu'ils étaient tous deux devenus de jeunes gens pleins de vie et d'hormones, elle craignait le pire. Remarquez ça pouvait expliqué son comportement devenu à la limite du donjuanisme. L'espace d'un instant elle posa son front sur le dossier du canapé pour cacher les rougeurs indomptables qui étaient réapparues à ses joues. Pourquoi avait-elle posé cette question ? Elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle même mais bon, elle ne s'attendait pas à ce genre de souvenirs. La honte, ça faisait un bail qu'elle n'avait pas ressentit une gêne telle.

Par chance, il dévia la conversation, ouf, elle le remercia intérieurement de cette délicate attention, même s'il était peu probable qu'il ait fait ça pour elle, quoi que... C'était devenu un garçon étrange, moins impulsif et plus joueur, alors impossible à déterminer ses intentions. Il lui raconta alors son histoire, à commencer par la mort de ses propres parents. A ses mots, Alessia déglutit avec difficulté mais sans pour autant prononcer le moindre mot, qu'y avait-il à dire ? "Désolée" ? "Condoléances" ? Aucune idée, il faut dire qu'elle pensait toujours que ses parents seraient là pour lui, auprès de lui, quelle douce illusion d'enfant. Elle retint son souffle avant qu'il ne lui raconte la suite de ses péripéties. Quelqu'un l'avait lui aussi soutenu, sur le coup ça la soulagea, sa respiration reprenant un rythme lent et régulier peu à peu. Mais elle se sentait également triste, comme loin, comme si elle regrettait de ne pas avoir été présente, comme si les gens qui s'étaient succédés pour lui porter secours avaient pris la place qui lui avait été offerte enfant. Elle n'était plus qu'un vague souvenir au final, rien de plus, ni une amie, ni quelqu'un d'important, juste une vague ombre peu à peu remplacée par son nouveau mentor ou protecteur. Elle ressentait un mélange de frustration, d'amertume et de regrets, c'est elle qui aurait dû être là, même si à l'époque elle ne devait pas être très âgée, elle aurait dû être là.

Mais son histoire ne s'arrêtait pas là, il avait abandonné son maitre lui aussi pour la retrouver elle. Son regard surpris ne pouvait contenir toutes ses questions. Pourquoi elle ? Il avait du croiser tant de monde, tant de personnes plus importantes ou intéressantes qu'elle, alors pourquoi c'était-il évertué à la trouver ? La promesse ? Était-ce la seule raison ? Ou malgré son absence avait-elle toujours une place dans la vie de cet ancien petit garçon ? Il n'y avait pas de réponse à cette question. Il commença soudain à bouger à nouveau, la faisant sursauté quand il la tira de ses pensées. Son visage se rapprochait lentement à mesure qu'elle même reculait le sien, touchant bientôt l'accoudoir du mobilier rembourré. Il ne semblait même pas se rendre compte de la situation délicate dans laquelle elle se trouvait, ou peut-être bien que si mais ça l'amusait qui sait ? Son souffle redevenant hachuré, ses pommettes d'un rose écarlate. Elle ne saurait dire si elle était encore à la verticale, en biais ou à l'horizontal, totalement obnubilée par les yeux du jeune homme qui lui paraissait bien plus proche qu'ils ne l'étaient. Le contact doux et chaud de la paume sur sa joue la fit frissonner d'un mélange d'angoisse et d'apaisement. Comme il était bon de le retrouver... Et en même temps traumatisant. Il finit tout de même par prononcer quelques mots qui la ramena un instant dans sa conscience. La première partie de sa quête ? Ahhh, voila quelque chose de très intéressant. Un sourire illumina son visage alors qu'elle posa son doigt fin sur le bout du nez du jeune homme.

- Ça veut dire que si je t'empêche de terminer ta quête tu ne repartiras pas ?


Ça méritait réflexion. Mais... non attendez ? Que voulait-elle ? Pourquoi voulait-elle qu'il reste ? Elle ne comptait ni le séquestrer ni l'épouser, même si la promesse portait là dessus ce n'était que des enfants à l'époque et aujourd'hui lui comme elle devaient avoir évolués, ils ne se connaissaient même plus alors à quoi bon parler de mariage non ? Elle garda son regard hésitant dans celui de son ami, cherchant une réponse à toutes ses questions, arrêtant un instant de reculer ou de chercher à fuir le temps de remettre ses idées en ordres.

- C'est... quoi la deuxième partie ?


Demanda-t-elle d'un ton inquiet.




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PS : A toi de voir jusqu'où elle a reculé et jusqu'où tu t'es avancé (j'avoue que si ça se trouve j'ai un peu exagéré l'interprétation de tes mots...)
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MessageSujet: Re: La fin d'une quête   Mer 4 Juil - 13:18





Ahlala, il n'y a pas plus plaisant que de voir une proie reculer face à son chasseur, de voir la souris faiblir face au chat. Alessia est telle une petite souris dont je prend plaisir à taquiner, que se soit par mes gestes que par mes mots. Chacune de ses réactions me réjouissent, que se soit celles de maintenant que d'un peu plus tôt, tout ce qui vient d'elle m'intéresse. Étrange n'est-ce pas ? Est-ce le fait d'avoir été séparés pendant de nombreuses années qui fait ça ? Peut-être bien qui sait. Le temps nous a fait grandir, il nous a changé, et de ce fait, le fait de nous retrouver ne me donne pas d'autre choix que de repartir à l'aventure en explorant cette fois-ci une terre que j'ai autrefois aperçut. Il me faut la redécouvrir une nouvelle fois, mais cette fois-ci en employant des méthodes bien plus sérieuses et approfondit. Dans le passé je la connaissais, aujourd'hui ce n'est plus le cas, bien qu'il reste chez elle un comportement qui ne m'est pas totalement inconnu. Plus j'avance et plus elle recule, plus elle s'engouffre dans son trou, plus elle se perd et se laisse prendre au piège entre moi et l'accoudoir. Essaye-t-elle de maintenir une certaine distance entre nous ou bien ne le fait-elle pas exprès, je ne saurais le dire. Est-ce exagéré si je me laisse croire que mon regard l'a un court instant hypnotisée ? Peut-être que oui, peut-être que non, le fait est qu'elle se retrouve presque couchée et donc dans une position inconfortable, enfin, d'après ce que je peux en juger par la teinte de ses joues et l'analyse que j'ai pu me faire de sa nouvelle personnalité. De la gêne mêlé à de l'angoisse, c'est ce que je peux ressentir en la regardant sans pour autant chercher à m'arrêter-là, trouvant ça bien trop amusant. Je joue c'est vrai, mais d'un autre côté je suis également sincère. Bien que je parle beaucoup, mes gestes eux en disent bien plus que mes mots, leurs sens sont bien plus profonds. La caresse que procure ma main sur sa joue a l'air de l'apaiser, et la voir ainsi me ravis au plus au point. Qu'il est bon de la voir se détendre, de sentir sa respiration reprendre son rythme normal.

Un sourire différent des autres vint prendre place sur mes lèvres en la regardant ainsi apaisée, mais très vite il laissa sa place à un autre lorsque l'un de ses doigts s'approcha de moi sans crier garde. Au départ un petit effleurement, puis un contact plus prononcer, il venait de se poser sur le bout de mon nez comme pour me taquiner ou pour m'annoncer qu'elle venait de mettre le doigts sur quelque chose, c'est le moins qu'on puisse dire. En effet, si l'évocation de mes souvenirs d'elle l'ont fait réagir de manière adorable et enfantine, celle concernant la première partie de ma quête accomplis attisa son côté curieuse mais aussi possessive ? Je ne veux pas trop m'avancer sur ce dernier point, mais c'est une manière comme une autre d’interpréter les mots qu'elle venait de prononcer. M'empêcher de terminer ma quête pour me faire rester ? Sur le coup, par réflexe je me mis à basculer la tête sur le côté tout en faisant attention à ce que son doigts ne se décolle pas de mon museau et que mon regard ne se détache pas du sien, ou plutôt l'inverse, que le sien ne me quitte pas. Parce que oui, il faut croire que j'aime quand elle me regarde, c'est un moyen pour moi de savoir que je compte pour elle, qu'elle n'a pas l'intention de me lâcher comme ça aussi rapidement. Je suis d'ailleurs ravis de constater que ce n'est pas le cas. Je ne dis rien sur le moment, ou plutôt elle ne m'en laissa pas le temps, affichant une mine perdue et intriguée avant de me poser une question sur l'origine de la seconde partie de ma quête. Le lui dire ne serait pas amusant, tout ce que je peux affirmer, c'est qu'elle est bien partit pour me faire rester ici, si en effet, m'empêcher d'accomplir ma mission m'oblige à rester auprès d'elle. Je vois en tous cas que ça l'intrigue et la met dans une phase de réflexion qui la rend pratiquement immobile et inattentive à ce qui peut bien se passer, n'attendant seulement que le son de ma voix. Il serait totalement idiot pour ne pas profiter de l'occasion et continuer mon petit jeu, notre petit jeu.

Doucement alors, tel le félin que je suis, je fini par reculer la tête et non l'inverse- comme on aurait pu s'y attendre de ma part- pour la relever très légèrement en écartant lentement mes lèvres, dévoilant ainsi la petite lignée blanche que constituent mes dents. Qu'ai-je l'intention de faire ? Ce n'est pas bien difficile à imaginer. En à peine une seconde je continue d'entrouvrir mes fines pétales en m'avançant de ma proie. C'est avec malice que je laisse ma langue pointer le bout de son nez et venir caresser son doigts impérial avant de m'en emparer entre la pointe des mes dents, sans pour autant exercer une trop forte pression dessus pour ne pas y laisser de marque, bien que ça ne me gênerai pas trop d'avoir un petit quelque chose venant de moi sur elle. C'est avec un regard taquin que je la fixe en mordillant très faiblement sa peau avant de finir malheureusement par la lâcher pour lui donner une réponse, même si ce n'est pas celle qu'elle attend.

-Je préfère te laisser le temps de le découvrir par toi-même, si tu le veux bien.

Très simple je l'avoue, est-ce assez pour ne rien lui dévoiler tout en ne la frustrant pas trop pour ne lui avoir rien dit ? À peine arrivé que je fais déjà des cachotterie, elle ne doit pas trop aimer ça je pense, mais que voulez-vous, c'est ainsi qu'est faite la nature humaine. Glissant ma main le long de son visage, je laisse mes doigts effleurer ses fines pétales avant de me retirer et m'asseoir plus confortablement sur les coussins de son canapé, me laissant basculer en arrière et prendre appuie contre l'accoudoir avec mon dos, me retrouvant ainsi face à elle avec un fin sourire.

-Tu m'as dit t'être installée ici il y a peu afin d'avoir une excuse pour avoir une escorte et partir plus loin c'est ça ? J'en conclus donc avec tout ce que tu m'as dis que l'aventure ne t'es pas étrangère. Et d'après ce que je peux constater, les objets en tout genre t'attire, ou tout du moins t'intéresse.

Et oui, en un instant je pars sur un tout autre sujet, bien que ça parle toujours de quête et d'aventure. Comme elle peut le voir, je suis un fin observateur, j'analyse tout ce que je vois et je n'oublie pas une seule miette de chacun de ses mots qu'elle a eut à mon égard. Mon regard qui un peu plus tôt était plus joueur et charmeur se montre maintenant plus perçant et fourbe.

-Au cour de mon voyage j'ai entendu de nombreuses rumeurs sur des trésors. L'un d'eux m'intéresse et j'ai décidé d'en faire ma cible. Toutefois, je ne sais pas vraiment ce qu'il renferme, tout ce que je sais c'est qu'il attire les regards et en fait fuir plus d'un pour des raisons qui m'échappe. Qu'en penses-tu ? Ça te dirais de partir à l'aventure avec moi ? Ainsi tu peux être sûre que je ne vais pas partir, que je reviendrais à la « maison »






[1040 + 53 = 1093 ]

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